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La Côte d'Azur à l'heure des carnavals

Un demi-siècle de Jazz … à Juan

Fringant doyen des festivals européens et lieu où s'élabore la mémoire du jazz, «Jazz à Juan» se tient chaque année, la deuxième quinzaine de juillet...

Mandelieu fête le mimosa

Mandelieu-La Napoule, la capitale du mimosa, célèbre chaque année en février (du 15 au 22 février 2017) son «soleil d'hiver». Des milliers de spectateurs viennent y admirer ses corsos (défilés) et les chars décorés de mimosa....

Fête du citron : Menton fête les régions

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Les Rencontres de la photographie à Arles

Le Festival d’Avignon en juillet

La Cité des Papes devient pendant près d'un mois, en juillet, le plus grand théâtre du monde....

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Un demi-siècle de Jazz … à Juan

© E.Patsialos

Le concept était révolutionnaire en 1960. Pour la première fois, le grand public pouvait découvrir les principaux acteurs de cette grande saga qu'était déjà le jazz. De près. Avec le plus beau décor qui puisse exister, sous les pins centenaires de la pinède Gould et face à la Méditerranée. Pari audacieux certes, mais brillamment tenu, comme pouvaient s'en assurer les 30 000 spectateurs de la cinquantième édition.

Le festival d'Antibes Juan-les-Pins garde un double attrait. D'abord une programmation riche, fidèle à un jazz authentique.

Jazz dans les rues de Juan © Y.Seuret

Mais aussi, et peut-être surtout, il demeure un vrai laboratoire, où chacun peut mesurer que le jazz reste une musique bien vivante : premières parties de haute tenue, concerts (gratuits) du «Off», bars d'hôtels et rues emballées par les Brass Bands... Les découvertes sont nombreuses, d'une musique à la fois variée, plaisante et toujours à échelle humaine, dans un site mythique, entre plage et étoiles.

Aux yeux des stars du monde entier, la pinède Gould est désormais à l'image de ce que peut représenter la Scala de Milan pour un artiste lyrique : une confirmation et une rencontre exceptionnelle avec le public, cocktail idéal pour lieu de légende.

Sonny Rollins

Dès 1960, concert d'anthologie de Charles Mingus, puis début de la «Love Affair» entre Ray Charles et la pinède, révélation de Miles Davis en 1963, duo d'anthologie entre Ella Fitzgerald et une cigale...

En 1968, après le choc Coltrane et alors que la polémique fait rage sur tous les plans, c'est l'irrésistible épopée du free, avant l'apogée du Jazz Rock et de la fusion en 1976, l'impressionnante collection de pianistes en 1981 (Petrucciani, McCoy Tyner, Chick Corea et Keith Jarrett), la révélation d'Al Jarreau, l'extraordinaire duo entre Stanley Clarke et Miroslav Vitous en 1986, celui de Sarah Vaughan avec Michel Legrand, les prestations de Carlos Santana ou de l'immense Jessie Norman... Sans oublier, bien sur, les fabuleux concerts de trois fidèles d'entre les fidèles : Dizzy Gillespie, Stan Getz et Sonny Rollins.

© Y.Seuret

«Jazz à Juan» ou la diversité des genres et des programmations, mais aussi des musiciens, débutants devenus célèbres, iconoclastes innovateurs, classiques et modernes de la grande famille du jazz...

Aucun autre festival n'a fait plus pour la reconnaissance des musiques métissées et improvisées du monde entier : à Juan, le public garde l'Afrique au coeur, le «Som do brasil» danse avec les latinos de Cuba et Tito Puente convertit la France à la magie du mambo, avant que John Mc Laughlin et Shakti n'ouvrent la Route des Indes...

B.B King

Une suite de happenings permanents, qui déclinent à l'envi New Orleans, Gospel, Blues, Swing, Be-Bop, Latin Jazz, Cool Jazz, Hard-Bop, Free Jazz, Jazz-Rock, Modern Jazz ou Electro-Jazz, au gré de concerts historiques constituant désormais la mémoire du jazz européen, mais construisant aussi son avenir, comme en témoignent les récentes prestations de Roy Hargrove, Richard Bona, Thomas Dutronc, Norah Jones ou de Jamie Cullum.

Depuis 1960, la saga du jazz s'est écrite à Juan dans toute son immense diversité, au gré des artistes, nouveaux venus ou monstres sacrés, innovateurs ou iconoclastes, classiques ou modernes.

Au-delà des clivages et des modes, il est essentiel à plus d'un titre. Essentiel par le talent des artistes qui s'y sont produits. Essentiel aussi par la diversité des musiques que l'on peut y entendre. Essentiel enfin par son exceptionnel rayonnement, qui en fait l'un des plus prestigieux et efficaces vecteurs de communication d'Antibes Juan-les-Pins sur la scène internationale.

Les célébrations du 50e anniversaire de « Jazz à Juan », du fait du rayonnement du festival et de son profond enracinement dans le patrimoine (antibois, certes, mais aussi national et international), ne sauraient se cantonner à la période estivale. Durant le premier semestre, de nombreuses actions seront engagées pour commémorer l'évènement à sa juste mesure.

© oopartir.com - 2010 - Photos Y.Seuret


En savoir plus
Consulez le site www.jazzajuan.com




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