Etats-Unis |
Cable-car à San FranciscoAux Etats-Unis, il est facile de se faire son cinéma. Et plus encore sur la côte Ouest. Vue et revue cent fois sur les petits et grands écrans, San Francisco nous semble presque familière.
Commencez par un long plan séquence sur cette ville à taille et à visage humains, attachée à sa quiétude et à sa qualité de vie. Ne cherchez pas la mustang de Steve Mc Queen dévalant les jolies rues pentues de la ville dans Bullit. Optez pour un travelling avant à bord d'un tramway nommé "cable-car".
Prenez de la hauteur, comme Kim Novak dans le Vertigo d'Alfred Hitchcok, profitez d'une vue superbe sur la ville depuis les piliers rouges du Golden Gate. Au pied de la tour Transamerica, un "flat iron" (la Colombus Tower) abrite la maison de production de Francis Ford Coppola, père des Parrains et heureux propriétaire d'un vignoble dans la californienne Napa Valley.
Quittez San Francisco, endossez les habits du Lauréat dans la Berkeley toujours contestataire. A Bodega Bay, suivez les conseils d'"Hitch": surveillez le ciel et Les oiseaux !
Le parc YosemiteA l'est de San Francisco, traversez le Yosemite National Park, vous vous sentirez comme un little big man au cœur de ces montagnes majestueuses. Les amateurs de Casino mettront le cap sur Las Vegas. Au bout de deux jours dans cet univers hallucinant, entre machines à sous et hôtels extravagants, vous penserez à un remake de Leaving Las Vegas... Peut-être irez-vous admirer les superbes paysages de Monument Valley, le pays des westerns mythiques - La chevauchée fantastique - et des migrations de la grande crise - Les raisins de la colère.
Arrêtez-vous aussi dans les villes fantômes, flash back sur l'époque épique de La ruée vers l'or. De San Francisco, on peut rejoindre Los Angeles par la California One. Cette belle route de 700 kilomètres borde les côtes du Pacifique. En quittant San Francisco, on passe par Carmel, la jolie cité résidentielle longtemps administrée par Clint Eastwood. Après Big Sur, les décors sont époustouflants.
La route traverse des paysages sauvages, des falaises escarpées et des collines arides. C'est dans cette belle "production" que Steven Spielberg a trouvé le calme. Plus loin au sud, une superbe villa domine les collines de Ventana, hommage d'Orson Welles à la belle Rita Hayworth.
Venice Beach
Hearst Castle, la demeure immense (165 pièces) du magnat de la presse Randolf Hearst, est une autre folie humaine. Une réalisation indissociable d'un monument du septième art, le Citizen Kane du même Welles.
Los Angeles, la capitale du cinéma, n'est plus très loin. Santa Barbara et sa plage de Malibu méritent un meilleur cadrage, loin des clichés véhiculés par les séries TV à succès. En revanche, l'excentrique Venice Beach se caricature elle-même. Inutile de jouer les Romeo et Juliette dans ce temple de la beach-culture.
Vous voilà à Los Angeles, la cité des Anges. Une ville sans véritable centre-ville, mais aux multiples références cinématographiques, de Sunset Boulevard à Mulholland Drive. Les gros contingents de touristes se retrouvent sur l'un des miles de Hollywood Boulevard, celui du Walk of Fame ("promenade des Célébrités") pour y voir les plaques rendant hommage aux stars américaines du septième art.
Monterey Bay
Plus loin sur Hollywood boulevard, arrêtez-vous devant le Chinese Theater, vous pouvez y reconnaitre les empreintes des mains et pieds des anciennes gloires d'Hollywood coulés dans le ciment du trottoir. Pour l'envers du décor, allez visiter les studios Paramount, pour les attractions autour du cinéma les studios Universal
Si vous préférez la version contemporaine de Celebrity, sachez-le: les stars se font discrètes à Los Angeles. Leur film préféré, c'est L.A. Confidentiel, autrefois plus pacifique toutefois que dans l'esprit de James Ellroy. Vous promener à pied dans certains quartiers chics fera même de vous un suspect en puissance: vous donnerez peut-être la réplique dans Le flic de Beverly Hils.
La California One vous mène plus au sud jusqu'à San Diego, agréable ville nichée au bord du Pacifique. Passez à l'hôtel del Coronado: c'est là que Billy Wilder a réuni Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon pour le mythique Certains l'aiment chaud. Pas besoin de Sept ans de réflexion pour découvrir les charmes de l'Ouest, aussi évocateurs que ceux de Marilyn… C'est pourtant facile de se faire son propre film... Moteur !
© oopartir 2007 - Texte : Pierre Marka ; photos : LA Tourism
Los AngelesComment s'y rendre
Air France assure eux vols quotidiens directs entre Paris et Los Angeles. Continental Airlines opère également plusieurs vols chaque jour sur LA via Houston ou New York (Newark). Plusieurs compagnies vous permettent d'atterrir à San Francisco et de repartir de Los Angeles (ou vice-versa).
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Hearst CastleLes infos pratiques
. Formalités : Passeport électronique ou passeport optique émis avant le 25 octobre 2005 (après cette date, visa nécessaire). Attention : sur les Etats-Unis, les enfants de moins de 14 ans mentionnés sur le passeport à lecture optique de leurs parents émis avant le 26 octobre 2005 ont besoin d’un visa ; ceux dont les parents ont refaits leurs passeports depuis cette date doivent posséder leurs propres passeports électroniques (le nouveau passeport est un document individuel). Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus sur le site de l’ambassade.
. Santé : Pas de vaccin obligatoire . Monnaie : le dollar américain (USD)
. Langue : anglais et espagnol
. Indicatif téléphonique: 00 + 1 + indicatif (213 pour Los Angeles, 415 pour San Francisco)
. Electricité : 110 v (prise à broches plates, adaptateur nécessaire)
. Décalage horaire/France : - 9 h en hiver et – 8 h en été
. Durée des vols : Environ 12 h
. Visit USA Commitee à Paris : 08 99 70 24 70
. Le site utile : www.visitusafrance.com