A Rio, ville construite sur un site naturel exceptionnel, la sensualité brésilienne n'a rien d'un mythe. Si son coeur bat sur ses plages, de Copacabana à Ipanema, la "cidade maravihosa" recèle mille autres trésors.
Rio a de nouveau la cote. L'image de cette ville superbe s'est singulièrement améliorée ces dernières années. Le tourisme semble avoir pris la mesure de la violence urbaine. Ceux qui se promènent sans afficher des signes extérieurs de richesse (bijoux, appareils photos Reflex, portefeuille visible) peuvent à loisir partir à la rencontre d'un peuple chaleureux et nonchalant.
On redécouvre aujourd'hui les atouts de la cidade maravilhosa (cité merveilleuse), son site prodigieux, entre plages immenses d'un côté et forêt tropicale de l'autre. Une ville où les plus riches des cariocas - les habitants de Rio - vivent au pied des morros, ces collines sur les flancs desquels sont construits les favelas, jungles de briques et de tôles abritant le tiers de la population locale.
Corcovado et vue sur Rio
C'est sur les plages que bât le cœur de Rio. On pense d'abord à Copacabana et Leme, une même plage pour deux noms et deux quartiers, tout comme Ipanema et Leblon (séparées par un simple petit canal). Ces plages demeurent des lieux de mixité sociale par excellence. Un terrain de jeu pour footballeur et dragueur.
A Rio, il faut d'abord se montrer, parader, frimer. Dans cette ville ensoleillée dix mois sur douze, les cariocas pratiquent (presque) tous un même culte, celui du corps. Le long des corniches, des milliers de joggeurs se battent contre les kilos superflu.
La plage d'Ipanema
On soigne son look à coups de bistouris. Rio est en effet l'une des capitales de la chirurgie esthétique. Le bumbum (les fesses) - le cas échéant à l'aide d'implants - y demeure l'objet (pas si obscur) du désir.
Arrêtez-vous à La Garota de Ipanema, le bar où Tom Jobim et le poète Vinicius de Moraes écrivirent la chanson du même nom. Vous pourrez y siroter une Caïpirinha - cocktail à base de rhum blanc et citron vert - tout en profitant d'un excellent poste d'observation du peuple carioca.
Tram dans le quartier Santa Teresa
Téléphérique vers le Pain de Sucre
Le panorama depuis le Corcovado est plus impressionnant encore. Le Christ rédempteur - en partie scupté par le français Paul Landovski - est accessible en empruntant un petit train. On profite alors d'une vue plongeante sur la ville toute entière. Vous découvrirez en contrebas le charmant jardin botanique, lequel mérite largement la visite, notamment le dimanche matin où l'on y donne des concerts de musique classique.
Sur la gauche, on peut voir pêle-mêle l'immense stade Maracana, le quartier "chaud" de Lapa ou encore celui plus pittoresque de Santa Teresa, que l'on rejoint en tramway depuis la "nouvelle cathédrale" en forme de pyramide construite par Niemeyer.
Plus loin vers la mer, le Centro, le plus vieux quartier de Rio rappelle le passé glorieux de l'ancienne capitale, avec ses vieilles maisons coloniales, son monastère de Sao Bento et son couvent Santo Antonio. Dans ce quartier, prévoyez une halte dans la brasserie allemande Luiz ou encore au superbe café Colombo, un voyage au cœur du Rio de la Belle Epoque.
Centre-ville et la cathédrale en forme Impossible de parler de Rio sans évoquer le carnaval, spectacle de dimension hollywoodienne, avec une surenchère permanente de luxe dans les costumes. Pour ceux qui regrettent son approche moins spontanée qu'à Bahia ou Récife, ne manquez pas pour autant la visite des écoles de samba les quatre ou cinq mois précédant le carnaval (en février).
Des kermesses populaires permettant à tout un chacun de participer. Rassurez-vous, Rio vit encore au rythme de la samba le reste de l'année, dans les bals et défilés de quartier. C'est même là qu'elle garde son âme.
© oopartir 2010 - Texte : Pierre Marka - Photos OT Brésil
Rio à l'heure du carnaval
Musée d'art contemporain de Niteròi
. Formalités : Pas de visa nécessaire. Pour plus d’infos, l’ambassade du Brésil est situé au 34, cours Albert 1er, 75008 Paris, tél : 01 45 61 63 00
. Santé : Vaccin contre la fièvre jaune exigé. Traitement antipaludéen recommandé en Amazonie.
. Monnaie : le Real
. Indicatif téléphonique: 00 55 (+ 021 pour Rio, 071 pour Salvador, 081 pour Récife, 091 pour Bélem
. Electricité : 110 ou 220 v (fiches plates ; adaptateur nécessaire)
. Décalage horaire/France : - 5h en été et – 4h en hiver (1h de moins pour Manaus)
. Durée du vol Paris-Rio : Environ 12h sans escale
. L’office du tourisme du Brésil est situé dans les locaux de l'ambassade (voir adresse plus haut). Son téléphone : 01 45 61 63 18. Il ferme à l’heure du déjeuner. Le site utile : celui de l’ambassade du Brésil (en Français). Pour de plus amples renseignements, consulter de l'office du tourisme du Brésil www.braziltour.com.