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Reportage de voyage

Sri Lanka, sur les routes du thé

Plages de rêve, montagnes verdoyantes, cités anciennes et vastes plantations de thé, le Sri Lanka combine avantageusement tourisme culturel et balnéaire.

Cueillette des feuilles de thé

Kandy se niche au cœur du Sri Lanka. Capitale de la région montagneuse, l’ancienne cité des rois cinghalais s’étend autour d’un beau lac, bordée par des collines.

Cette agréable ville est aussi le haut lieu du bouddhisme local, comme en témoigne l’atmosphère empreint de ferveur régnant dans le temple de la Dent, lequel abrite (dans un coffret d’or) une canine de Bouddha.

La deuxième métropole du pays est surtout une agréable étape, la porte d’entrée de deux régions touristiques majeures de l’île, le Triangle culturel au nord, la route du Thé au sud.

Kandy, depuis l’époque de la colonisation britannique, demeure en effet le centre industriel du thé. Au sud s’étend une vaste zone humide, alternance de hauts plateaux et de collines aux flancs couverts par les plantations de thé.

A l'heure de la récolte, entre les teintes foncées des vieux pieds et le vert tendre des jeunes pousses, des tâches de couleurs vives tapissent le paysage. Des femmes gracieuses, habillées de longhis (saris), les pieds nus, se protègent la tête du soleil par un foulard.

Le long des rangées d'arbustes, elles prélèvent les feuilles à coup d'ongles, puis les jettent par poignées entières dans les hottes qu'elles tiennent sur le dos au moyen d'un bandeau frontal.

Sigiriya

La route du Thé passe par Nuwara Eliya (prononcer Nurélia), au sud de Kandy. Les Anglais créèrent à la fin du XIXème siècle cette station de villégiature située à 1890 m d’altitude ; le quartier surnommé la «Petite Angleterre» abrite toujours des cabines téléphoniques rouges, des cottages, des jardins proprets, des maisons de style colonial tel le Grand Hotel.

Nuwara Eliya est une base agréable pour partir randonner dans la réserve de Horton Plains. Les plus courageux s’attaquent à l’ascension du pic d’Adam (Sripada) ; voyageurs et pèlerins des toutes confessions montent ses 5 500 marches, une nuit entière, pour admirer au petit matin le panorama depuis le sommet (2 243 mètres).

Anuradhapura

Kandy forme aussi la pointe sud du triangle culturel, le cœur historique du Sri Lanka, avec les deux anciennes capitales de l'île, Anuradhapura au nord-ouest et Polonnaruwa au nord-est.

Première étape vers le nord, Sigiriya, le rocher-forteresse du roi Kasyapia (ou Kassapa), classé au patrimoine mondial par l’Unesco.

Au sommet de ce spectaculaire monolithe de granit rouge (800 marches à grimper tout de même) se trouvent les ruines d’une cité royale datant du Vème siècle. L’effort vaut surtout pour la vue exceptionnelle sur les plaines alentours. A mi-chemin du sommet, de magnifiques fresques – les "Vierges de Sigiriya" – représentent de gracieuses jeunes femmes.

Pollonaruwa

Plus au nord encore, Anuradhapura est l’un des trois sites archéologiques majeurs du Triangle culturel. Cette ancienne capitale royale - pendant treize siècles – fut abandonnée à la fin du Xème siècle, ensevelie dans la jungle avant d’être redécouverte neuf siècles plus tard.

Anuradhapura reste un lieu saint du bouddhisme cinghalais. Les fidèles y vénèrent l’arbre de Bouddha, bouture de figuier sous lequel il médita, plantée il y a 2600 ans. Temples, sanctuaires et stupas dont l’impressionnant dagoba de Jetavana sont disséminés sur un vaste parc. Le vélo ou en tuk-tuk se prêtent à la découverte du site s’étirant sur une dizaine de kilomètres du nord au sud.

Galle

A l’est se trouve un autre site archéologique majeur de l’île, Polonnaruwa. La dynastie Chola installa sa capitale sur ce site au XIème siècle. Cette cité déclina deux siècles plus tard. A défaut de posséder l’atmosphère sacrée d’Anuradhapura, ses vestiges sont en revanche en meilleur état que ceux de sa voisine.

On y admire notamment les ruines de la Citadelle, le Bouddha sans tête de Lankatilaka, le complexe du Gal Vihara et ses énormes sculptures taillées dans le granit. Le Sri Lanka est connu aussi pour sa plage. Ceux qui souhaitent éviter Colombo - ce qui est dommage, la ville est loin d'être aussi étouffante que les grandes mégalopoles asiatiques - peuvent poser leurs valises au nord, en bord de plage à Negombo.

Les plages les plus populaires se trouvent au sud de Colombo, telles Bentota, Beruwela ou Tangalla. Un hic toutefois, les courants sont souvent dangereux.

Ferme d'élephant à Pinnawela

D’autres belles plages se trouvent à l’extrême sud de la côte ouest, à quelques minutes en tuk-tuk de la ville de Galle, notamment la populaire baie d’Unawatuna et plus loin la discrète Mirissa.

Profitez-en pour visiter la cité fortifiée de Galle (prononcer «Gol»), érigée au XVIème siècle et aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ses remparts abritent églises baroques et belles demeures coloniales – certaines de style hollandais – transformées parfois en hôtels, pensions et autres boutiques où l’on vend l’artisanat local, des batiks, des masques…. Il règne à Galle un parfum de nostalgie, une atmosphère agréablement désuète. Avec en prime la chaleur de l’accueil, la saveur de la cuisine, les couleurs chatoyantes des saris.

Peut-être Galle réunit-elle ce que le Sri Lanka offre de meilleurs. Et ne ferait pas mentir Marco Polo, lequel considérait Ceylan comme "la plus belle au monde des îles de dimensions comparables".

© oopartir - 2014 - Texte : Vincent de Monicault ; photos : Sri Lanka Tourism Promotion Bureau



Une hôtellerie en héritage
Les amateurs de vieux hôtels coloniaux un peu défraîchis trouveront leur bonheur au Sri Lanka. Ils mettront ainsi le cap sur le Closenberg Hotel, l'Amangalla (ancien New Oriental Hotel) et le Fortress à Galle, le Galle Face Hotel à Colombo, le Grand Hotel à Nuwara Eliya et le Queen’s Hotel à Kandy

On aime
Peu de problèmes sanitaires, peu de vols et agressions, une pratique répandue de la langue anglaise, un sens de l'hospitalité qui facilite les contacts dans le cadre des séjours en individuel: le Sri Lanka est une destination facile pour le voyageur.

On aime moins

Il existe souvent deux tarifs, l'un pour les touristes et l'autre pour les locaux, que ce soit pour les transports comme pour l'entrée dans de nombreux sites touristiques.Certains critiquent cette mesure discriminatoire et qui touchent plus particulièrement les routards peu fortunés. D'autres estiment que les touristes ont largement les moyens de payer un supplément au regard des différences de niveaux de vie. Difficile de trancher.


Pêcheurs sur échasses

Les conseils de la rédaction
La destination marche bien toute l'année, même si la demande est plus importante entre octobre et avril en raison du climat plus clément, et aussi en juillet-août avec l'attraction de la "perahera" de Kandy. Au Sri Lanka, les autotours et les circuits organisés marchent tous les deux très biens. Les combinés avec les Maldives ou l'Inde du sud sont également très appréciés.


Les infos pratiques

. Formalités : pas besoin de visa pour les séjours touristiques inférieurs à un mois et (pour toute prolongation de sejours veuillez contacter les autorités d'immigration et émigration sur place). Passport valable 3 mois après la date de retour
. Santé : aucun vaccin n'est obligatoire. Un traitement contre le paludisme est recommandé
. Décalage horaire/France : + 5h30
. Monnaie : la Roupie
. Indicatif téléphonique: 0094 (différents indicatifs selon la ville : Colombo 1, Kandy 8, Galle 9)
. Electricité : 220 v (fiches européennes)
. Pour tous renseignements complémentaires, contacter l'Office National de Tourisme du Sri Lanka à Paris (19 Rue du Quatre Septembre dans le second arrondissement à Paris, tél : 01 42 60 49 99)
. Le site de l'office du tourisme du Sri Lanka : www.srilankatourism.org

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