Introduction
| Langues officielles | Arabe littéral 1 |
| Capitale | Alger |
| Plus grande ville | Alger |
| Gouvernement - Président - Premier ministre |
République Abdelaziz Bouteflika Abdelaziz Belkhadem |
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 11e 2 381 741 km² Négligeable |
| Population - Totale (2006) - Densité |
Classé 35e 32 930 000 hab. 13,5 hab./km² |
| Indépendance - Date |
De la France 5 juillet 1962 |
| Gentilé | Algérien, Algérienne |
| Monnaie | Dinar algérien (DZD) |
| Fuseau horaire | UTC +1 |
| Hymne national | Kassaman |
| Domaine internet | .dz |
| Indicatif téléphonique |
+ 213 |
Histoire
L'histoire de l’Antiquité de l’Algérie est marquée par les Berbères Gétules, qui établirent des liens commerciaux et politiques avec Carthage et l’Égypte.
L’histoire de la Numidie (la côte orientale de l'Algérie) commence avec l’émergence des tribus massyles et massaessyles. L’empire romain, avec l’aide des mercenaires Gétules, la colonisera plus tard.
Après la conquête musulmane, les citadins adoptèrent l’islam (pour se protéger contre les attaques des nomades) et progressivement la langue arabe. Berbère, phénicien, romain, arabe, espagnol, turc, français : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est alors intense, donnant lieu à un arabe algérien (et maghrébin en général) qui s’est perpétué jusqu’à nos jours
Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l’Algérie par la France qui débuta en 1830 fut longue et particulièrement violente puisqu’elle s’est traduite par la disparition de près du tiers de la population algérienne. L’armée française l’a soumise village après village, mais il faut préciser que ce qui caractérise la colonisation de l’Algérie et tient lieu de particularité est qu’il s’agit d’une colonie de peuplement.
La France a fait venir des colons pour exploiter les terres afin de lancer la machine économique de l’Empire français. Les indigènes de culture musulmane ou issus de cette culture étaient sous le régime de l’indigénat et pouvaient en théorie accéder à la citoyenneté française en renonçant à leurs traditions.
Les colons et certains immigrés français purent dominer la société algérienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l’administration, l’enseignement et l’affichage. L’application de ces lois se heurta non pas au refus des musulmans, mais à celui des « pieds-noirs », les citoyens français d’Algérie (venus pour une grande part d’Espagne et d’Italie). En 1930, le gouvernement colonial célébra avec faste le Centenaire de l’Algérie française. Bien qu’ils disposaient d’écoles et de services publics efficaces, la majorité des pieds-noirs vivaient en dessous du seuil de pauvreté comparé à la métropole. Leur niveau de vie n’était en aucun cas comparable à celui des Algériens d’origine ou de culture musulmane, qui ont souvent pu être comparés à des esclaves tant il est vrai qu’ils étaient pratiquement dépourvus de toutes garanties sociales ou juridiques et qu'ils constituaient une population presque sans droits. Les riches européens ne représentaient à l'époque qu’une très faible minorité.
Le 8 mai 1945 se déroule des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l'est du pays de manière concomitante avec la liesse de la victoire (cf. la Seconde Guerre Mondiale). Ces manifestations devaient permettre aux manifestants de réclamer l’indépendance de l’Algérie. À Sétif, les emblèmes de l’indépendance et les pancartes sont arborés car la promesse avait été faite que la victoire contre le nazisme coïnciderait avec l’émancipation de la nation algérienne du joug colonial.
La manifestation se voulait non-violente et visait avant tout à revendiquer moins de misère et davantage de démocratie, mais lorsque les forces de l’ordre tirèrent mortellement sur des manifestants qui arboraient des symboles anti-colonialistes et tentèrent de dépouiller les manifestants de leurs drapeaux, la manifestation tourna à l’émeute : 27 européens sont assassinés (et 103 trouveront la mort dans les jours suivants). La répression de l’armée française est dure: officiellement, elle fait 1500 morts parmi les musulmans. Les historiens algériens annoncent pour leur part un total de 45 000 morts.
En 1954, l’Algérie compte huit millions de musulmans et un million d’Européens. À partir de 1954, le combat armé pour l’indépendance de l’Algérie se traduit par des exactions contre les populations civiles d’origine musulmane et européenne ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l’armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis ». Le FLN (Front de Libération National) organise son combat sur deux fronts. Sur le plan interne, il organise une résistance à travers sa branche armée l’ALN, tandis que sur le front diplomatique, il organise ses activités sous la bannière du GPRA, qui orchestre une campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algérienne, il réussit en 1958 à introduire pour la première fois dans l’agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne.
Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroula après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Algérie, l’Indochine, Madagascar, le Maroc, la Tunisie, l’Afrique équatoriale française et l’Afrique occidentale française. Le cas de l’Algérie se différencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens (les « Pieds-noirs ») qui y vivent, souvent depuis plusieurs générations.
Le bilan de la guerre d’Algérie fait état de 25 000 tués chez les soldats français et 2 000 morts dans la légion étrangère, un millier de disparus, et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000 Algériens sont morts durant le conflit (les Algériens avancent le chiffre de 1,5 million de morts), mais c’est sans compter les 8 000 villages incendiés, un million d’hectares de forêts incendiés, 2,1 millions de musulmans déportés dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis massacrés à l'indépendance.
L’Algérie est donc devenue indépendante à l’issue d’une guerre longue et coûteuse (guerre d’Algérie) contre la présence coloniale. Une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le 5 juillet 1962. Cette indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d’autodétermination prévu par les accords d’Évian, et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l’indépendance de l’Algérie.
Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l’État, l’Algérie se lance dès 1988 dans une expérience inédite de démocratisation. Cependant, cette ouverture s’accompagne de l’entrée des islamistes dans le champ politique, ce qui provoqua l’intervention de l’armée, qui du interrompre le processus électoral de l’année 1992 marqué par un très fort taux d’abstention. Cette évolution entraîna l’Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui aura duré une décennie. Plus récemment, une coalition formée de trois partis (FLN, RND, MSP) soutient le programme présidentiel. Le président en exercice est Abdelaziz Bouteflika.