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Mike Horn: "Ma profession: aventurier"

Mike Horn a tenu son incroyable pari. Sud-Africain, résidant en Suisse, il a bouclé un tour du monde sans quitter la ligne équatoriale, soit un périple de 40.000 kilomètres.

Mike Horn, sud-africain, résidant en Suisse, a bouclé un tour du monde sans quitter la ligne équatoriale. Un périple de 40.000 kilomètres ! Pour réaliser son incroyable exploit, il a traversé terres et mers à pied, à la voile et en vélo, seul et sans l'aide d'engins motorisés. Seize mois et vingt huit jours auparavant, il quittait la plage de Nyonyé, près de Libreville (Gabon), à bord d'un trimaran de poche (8,80 m de long pour 6,10 m de large). Mike Horn nous raconte ses motivations, son périple et ses projets.

Mike Horn, quelle est votre profession?


Mike Horn: Aventurier. Je gagne ma vie en réalisant des exploits. A l'origine, j'ai fait des études de psychologie du sport. Ma famille est très sportive. J'ai toujours aimé à la fois les sports alternatifs et les confrontations avec la nature. C'est ainsi que Sector (fabriquants de montres, ndlr) m'a sollicité il y a quelques années pour rejoindre la No Limits Team, laquelle ne compte plus aujourd'hui que deux membres, moi et Umberto Pellizzari (recordman du monde de plongée en apnée, ndlr).

Comment et quand est venue l'idée de faire ce tour du monde équatorial?

M.H: J'ai commencé à penser à mon prochain périple à la fin de ma traversée de l'Amérique du Sud, de la côte Ouest à la côte Est, en 1998 (il parcourra alors 600 kilomètres à pied et 7.000 kilomètres sur le fleuve Amazone en hydrospeed, ndlr).

Quels sont les principaux problèmes logistiques que vous avez rencontré avant votre départ?

M.H: Ce voyage, c'est près de trois ans de préparation. Mais le plus difficile, c'est de trouver le financement. Cette aventure a tout de même coûté un million de francs suisses (4,3 millions de FF). Il a fallu trouver les sponsors. Les deux principaux ont été Sector et Opel. Les autres m'ont surtout apporté un soutien sur le plan du matériel.

Après l'Atlantique, la traversée de l'Amérique du Sud vous a réservé quelques surprises?

M.H: Avant de m'attaquer à la Cordillère des Andes, j'ai du aller voir un commandant de la guérilla colombienne afin de pouvoir continuer ma route sans heurts.

Quel a été le moment le plus dur de votre tour du monde?


M.H: Les obstacles naturels n'ont jamais été un problème, pas plus que les animaux. En revanche, les êtres humains m'ont causé beaucoup de soucis. La traversée de l'Afrique a été très difficile. On m'a refusé un visa en Somalie et j'ai du longer la frontière entre ce pays et le Kenya. Je me suis surtout retrouvé avec le canon d'une Kalachnikov pointé sur la tempe en République démocratique du Congo.

On me prenait pour un espion! (la progression de la guérilla l'a obligé à quitter la latitude 0° et effectuer un détour par le nord-ouest du pays, ndlr). J'ai aussi rencontré quelques difficultés en Indonésie (les autorités lui interdisent d'accoster à Halmahera en raison de troubles avec les minorités musulmanes de l'île, ndlr) et en plein milieu de l'Océan Indien, avec mon bateau endommagé après une tempête et l'obligation de faire escale aux Maldives pour réparer.

Et le meilleur moment?

M.H: Le départ, en présence de ma femme et de plusieurs amis, reste un moment exceptionnel. A cet instant-là, le rêve se transforme en réalité. Il faut bien reconnaître que ce périple est un tout, fait d'une multitude de temps forts. Je n'ai jamais connu la routine, même pendant les trois mois de traversée du Pacifique.

Votre regard sur le monde a-t-il changé?

M.H: Le monde m'apparaît gravement menacé par la pollution. Si l'Amazonie reste une terre vierge, j'ai été sidéré par les destructions humaines des forêts, surtout à Bornéo.

© oopartir - 2010 - Vincent de Monicault - Photos Mike Horn


En savoir plus
Pour de plus amples renseignements sur l'aventure de Mike Horn, vous pouvez consulter son site web , www.mikehorn.com

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