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Caldea Les Pyrénées sont un endroit idéal pour retrouver la forme. Elles disposent en effet d'une richesse naturelle, l'eau thermale, riche en soufre. Le thermalisme pyrénéen, prisé dès le 19ème siècle par Napoléon III et les romantiques, se refait aujourd'hui une jeunesse grâce au "thermoludisme", un marché en expansion même s'il reste marginal face aux cures.
Les prestations de détente ou thermoludiques sont des prestations récréatives utilisant de l'eau thermale et commercialisées à l'unité ou à la journée. Elles excluent toute finalité de santé ou de prévention, et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.
Le thermoludisme s'est développé dans les Pyrénées à partir de 1994. Cette année-là ouvrait en Principauté d'Andorre - sur la paroisse d'Escaldes–Engordany - le centre thermoludique le plus grand de l'Europe du sud, Caldea. Un véritable palais des eaux situé à 1100 mètres d'altitude, construit sur 2.500 mètres carrés.
Caldea est doté d'une architecture originale - l'un des espaces est même inspiré de l'île Elephanta près de Bombay – et d'installations modernes pour s'amuser et prendre soin de son corps: lagunes, lits à bulles, salle d'ionisation, bain indo-romain, jacuzzis, cascades, sauna... De plus, le centre va s'agrandir dans les prochains mois et compter aussi un hôtel de luxe et un casino.
Balnéa, un autre centre thermoludique ouvert depuis 1996, dans la vallée du Louron (Hautes-Pyrénées), annonce pour sa part qu'il va doubler son nombre d'entrées en 2002 (140.0000 prévues). De quoi donner des idées à d'autres établissements thermaux, notamment ceux de Cauterêts et Saint-Lary, lesquels prévoient eux aussi d'ouvrir des "espaces thermoludiques".
Balnea
Randonneurs l'été, skieurs l'hiver, le public est dans l'ensemble plus jeune que les curistes. La connotation très médicale du thermalisme a progressivement disparu pour laisser place à l'idée de détente. "C'est plus qu'une mode", selon Marc Pépi, le directeur de Balnéa.
"Les gens ont de plus en plus besoin de se sortir pendant quelques heures du stress ambiant et de revenir à la nature." Le nombre d'entrées journée dans les stations thermales de Midi-Pyrénées a ainsi été multiplié par trois en cinq ans, alors que le nombre de curistes a légèrement baissé, d'après le Comité régional du tourisme Midi-Pyrénées.
Toutefois, si les courts séjours de remise en forme et le thermoludisme progressent, ils ne devraient pas se substituer aux curistes. Le secteur, en effet, n'est pas très rentable. D'aucuns estiment d'ailleurs qu'aucun établissement ne peut à terme vivre uniquement de la remise en forme. Ce nouveau produit touristique correspond donc davantage à un "axe de diversification".
Cet élargissement de l'offre répond à de multiples inquiétudes. Ainsi, en 1999, la Sécurité sociale a sérieusement menacé de déconventionner le secteur. Un épisode qui a fortement secoué les professionnels. Le risque de déremboursement est aujourd'hui écarté, mais d'autres menaces subsistent, comme la mise en cause des vertus thérapeutiques des eaux thermales ou encore les réglementations draconiennes qui imposent le "zéro défaut" bactériologique dans les établissements thermaux.
A défaut d'être la solution à tous les maux du thermalisme, le thermoludisme a doté les stations thermales d'une image plus jeune et plus dynamique. Cette vitrine est donc bien pratique pour dépoussiérer l'image du thermalisme.
En savoir plus
Vous pouvez notamment consulter les sites www.caldea.com et www.balnea2000.com.