Cameroun |
Introduction
| Langues officielles | Français, anglais |
| Capitale | Yaoundé |
| Président Premier ministre | Paul Biya Ephraïm Inoni |
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 52e 475 440 km² 1,3% |
| Population - Totale (2006) - Densité | Classé 60e 16.380.005 hab. 34 hab./km² |
| Indépendance - Date | De la France 1er janvier 1960 (Cameroun britannique : 01/10/1961) |
| Gentilé | Camerounais |
| Monnaie | Franc CFA (XAF) |
| Fuseau horaire | UTC +1 |
| Hymne national | Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres Chant de Ralliement |
| Domaine internet | .cm |
| Indicatif téléphonique | +23 |
Une partie du territoire sous tutelle britannique (Cameroons) et l'ancien territoire sous tutelle française (qui accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960) ont fusionné en 1961 pour former la République fédérale du Cameroun, qui le 20 mai 1972 fut renommée République unie du Cameroun . Depuis 1984 le pays s'appelle la République du Cameroun.
Population
Le pays compte 17,3 millions d’habitants, avec une densité estimée à 36,5hab./km². Le taux brut de natalité s'élève à 33,89 ‰, tandis que le taux de mortalité est de 13,47 ‰.
Le gouvernement recense près de 250 groupes ethniques, qui forment cinq grandes régions culturelles. Les plateaux de l'ouest, incluant les Bamiléké, Bamoun (ou Bamun) et d'autres groupes au nord-ouest ; les peuples des forêts tropicales côtières, incluant les Bassa, Douala (ou Duala) et autres entités du sud-ouest ; les forêts tropicales du sud incluant les Beti (ou Pahouins), Boulou, Ewondo et Fang (sous groupes des Béti-Pahouin) et les pygmées Baka ; des peuples musulmans dans les régions semi-arides du nord (le Sahel) et les terres centrales incluant les Peuls (ou Fulani ou Fulbé) ; et les Kirdi, non musulmans ou islamisés récemment dans le désert du nord et les terres centrales.
Géographie
Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée qui possède 320 km de côtes. Il a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le 2e parallèle Nord tandis que le sommet se trouve dans le lac Tchad, un peu après le 3e parallèle. Ce triangle est délimité par :
. le Nigeria et l'océan Atlantique à l'ouest
. la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo au sud
. la République centrafricaine et le Tchad à l'est
. le lac Tchad au nord
Par sa superficie de 475 442 km² et sa population, le Cameroun est un pays moyen en Afrique. Mais sa position centrale, son bilinguisme anglais-français et son niveau de développement (en régression toutefois depuis le début des années 1990) lui donnent un poids beaucoup plus important sur le continent. Il a atteint aujourd'hui l'autosuffisance alimentaire grâce à ses pluies, son ensoleillement et ses fertiles terres volcaniques.
Histoire
Depuis le périple du Carthaginois Hannon qui, selon la légende, au Ve siècle av. J.-C., aurait atteint le Mont Cameroun qu'il baptisa le « Char des Dieux », l'évolution de ce pays a connu des fortunes diverses. En 1472, les marins de Fernando Pôo entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt « Río dos Camarões », d'où est tiré le nom actuel de Cameroun.
Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands, auxquels les autochtones opposent une vive résistance. Au début de la Grande Guerre, les troupes alliées délogent les Allemands et, en 1918, la France et le Royaume-Uni se partagent la colonie : la partie orientale (soit les quatre cinquièmes du territoire) est dévolue à la France, tandis que la zone occidentale revient au Royaume-Uni. Dorénavant, chacune de ces deux puissances imprimera sa marque à « son » Cameroun, la France adoptant le système de l'assimilation et le Royaume-Uni celui de « l'indirect rule » (territoire géré par des chefs indigènes au profit de la nation coloniale).
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale commence à souffler sur l'Afrique le vent du nationalisme, le mouvement de l'UPC (Union des Populations Camerounaises) revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis lourdement réprimé par le pouvoir colonial français, conduisant à la création de maquis en pays Bassa et en pays Bamileke. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique. Le gouvernement exerça une période de rude répréssion à l’encontre de la guerilla de l’UPC jusqu'à la fin des années 60. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme.
Economie
Le Cameroun dispose de nombreux atouts : ressources agricoles (bananes, cacao, café, coton) et forestières, pétrole. Son PIB (4 793 Mds de FCFA au total et par habitant : 250 000 FCFA) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.
De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994, du franc CFA. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 et on peut donc espérer une amélioration de sa situation.
En 1995, la population active se répartissait ainsi : 80% dans le secteur primaire, 13% dans le secondaire et seulement 7% dans le tertiaire.
Il faut de plus savoir que 75% de la main-d'œuvre urbaine travaille dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tirent au moins une partie de leurs revenus du secteur informel. Cette importance du secteur informel croît de plus en plus depuis la crise économique et tente ainsi de remédier partiellement au problème du chômage (20% de la population en 1995, 30% en 2003).
Les ressources naturelles exploitées sont le pétrole, la bauxite, le fer, le bois et la houille blanche.
Faute d'infrastructures et de volonté politique, le tourisme reste sous-développé. Le Cameroun n'est pas reconnu comme « destination touristique » par l'organisation mondiale du tourisme (seuil de 500.000 touristes par an).