Bali évoque encore un petit coin de paradis. Rizières étagées sur des collines ondulantes, montagnes verdoyantes, plages de rêve, lacs et volcans.
L'"île des Dieux" abrite des paysages à couper le souffle. Au hasard de vos errances, vous tombez sur une procession, un mariage, une crémation. Dans chaque village, l'école de danse et l'orchestre de gamelan témoignent d'un même rapport fusionnel entre art, culture et religion.
Avec son hindouisme mâtiné d'animisme, le calendrier des fêtes est bien rempli. Chaque temple est sans cesse embelli. Partout des petits paniers d'offrandes honorent les dieux.
Rien ici ne semble altérer la vitalité des pratiques culturelles et religieuses de l'île. A Bali aussi, vous venez pour les paysages et vous revenez pour la population, aimable, douce, souriante.
La zone touristique est circonscrite autour de la capitale Denpasar, dans le sud de l'île. Les grands hôtels y bordent de longues et belles plages.
La plus connue est celle de Kuta, rendez-vous des surfeurs de tous pays, notamment australiens. Sur Jalan Legian, l'artère principale de Kuta, boutiques, restaurants et bars s'y succèdent sur sept kilomètres, le long du littoral, jusqu'à Seminyak, en passant par Legian.
Au sud, sur le petite presqu'île de Bukit, les autres ravissantes plages se nomment Jimbaran et Nusa Dua.
Les amateurs de séjours balnéaires ne seront pas déçu: l'hôtellerie y est d'un excellent niveau, le service irréprochable, les nuits animées.
Partez vous balader dans l'île, quittez les sentiers battus. Le "tour de l'île" des voyageurs passe par cinq ou six destinations incontournables.
Ubud, gros bourg situé à quelques dizaines de kilomètres au nord de Denpasar, fut longtemps considéré comme un foyer culturel.
Encore aujourd'hui, boutiques de sculptures et de peintures naïves tiennent le haut du pavé. Il faut flâner des heures dans les sublimes rizières en terrasse alentours, avant d'aller oublier sa fatigue dans l'atmosphère toujours privilégiée du Wayan Café.
Ubud est souvent le point de départ des excursions à la découverte des plages de l'est et du nord. Plusieurs routes mènent aussi vers la montagne balinaise, le repaire des Dieux. L'une d'elle, en passant par Klungkung, ancienne capitale du royaume balinais, termine sa course à Besakih.
Pura Ulundanu
Ubud
Le lieu-dit de Tulamben offre pour sa part aux plongeurs (même ceux en herbe équipés d'un simple masque et tuba) un spectacle exceptionnel: celui d'un cargo échoué à quelques mètres de la plage, devenu aujourd'hui un récif corallien artificiel habité par une nuée de poissons multicolores (à visiter uniquement lorsque la mer est claire!).
Au nord de l'île, près de Singaraja, un nombre croissant de voyageurs plébiscite Lovina Beach, station très appréciée pour son ambiance et ses prix raisonnables. Les touristes qui voyagent en famille y ont trouvé leur eldorado. Pour qui cherche le paradis, Bali n'est pas finie.
© oopartir 2011 - Texte et photos : Vincent de Monicault
On aime
Avec le nombre de touristes rapporté au nombre d'habitants, personne ne s'étonnerait de voir les Balinais perdre leur âme et leur caractère affable. Il ne serait pas non plus surprenant de les entendre à la fois stigmatiser le tourisme de masse et profiter d'une activité à même d'augmenter singulièrement le niveau de vie. Bali a pourtant su s'ouvrir au monde sans rien concéder sur l'essentiel, même dans le sud touristique de l'île.
On aime moins
On rappellera volontiers la drame véçu par un jeune Français, Michael Blanc, condamné à la prison à vie par le tribunal de Denpasar, lequel l'a accusé de trafic de près de quatre kilos de haschich dissimulés dans des bouteilles de plongée. De nombreux européens, dont un grand nombre de français, ont été arrêtés et condamnés à quelques mois de prison pour possession de faibles quantités de haschich et de cocaïne. Les autorités de Bali sont prêtes à rendre bien d'autres verdicts sévères "pour l'exemple" afin d'éviter que l'île ne devienne une plaque tournante du trafic de drogue.
Le conseil de la rédaction
"Bali se visite plutôt entre avril et octobre. Pourtant, pendant la saison des pluies qui se termine fin mars, il pleut seulement pendant une courte période dans la journée. Bali est vendu autant pour du séjour balnéaire que pour des mini-circuits en étoile depuis l'hôtel ou itinérant en autotour. Il est recommandé de prendre un chauffeur car les routes ne sont pas sûres. Compte tenu de la richesse de l'île sur le plan culturel, nous recommandons largement la découverte de l'île plutôt qu'un séjour sans bouger dans un hôtel. Un combiné séjour et circuit est l'idéal, surtout pour les voyages de noces, au regard de la qualité de l'offre hôtelière."
Où dormir
Bali offre un grand choix d'hébergement, de la pension pour routards à l'hôtel standardisé pour touristes, en passant par des petits établissements de luxe absolument superbes, aménagés dans le plus pur style balinais.
Comment s'y rendre
Il n'existe aujourd'hui aucune liaison aérienne directe entre la France et Bali. Des escales sont obligatoires à Singapour, Bangkok, Vienne, etc.
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. Formalités : Passeport valable six mois après le retour + visa obligatoire. Le visa peut être obtenu sur place. Pour plus d’infos, se renseigner auprès de l’ambassade d’Indonésie, 47/49 rue Cortembert, 75116 Paris ; tél : 01 45 03 07 60. Ouverture le matin. . Santé : Pas de vaccin obligatoire ; Paludisme en zone rurale
. Langue : bahasa indonesia
. Monnaie : la roupie indonésienne
. Indicatif téléphonique: 00 62
. Electricité : 220 v (prise à fiche plate, adaptateur nécessaire)
. Décalage horaire/France : trois fuseaux horaires (Java : + 6 h en hiver, + 5 h en été ; Bali et Sulawesi : + 7 h en hiver et 6 h en été)
. Durée du vol : environ 16 h
. Le n’a pas d’office de tourisme à Paris. L’ambassade distribue quelques brochures.
. Le site "officiel" : www.indonesia.travel