| Langue officielle | Dzongkha |
| Capitale | Thimphou 27° 29' N, 89° 40' E |
| Plus grande ville | Thimphou |
| Roi | Jigme Khesar Namgyel Wangchuck |
| Premier ministre | Lyonpo Sangay Ngedup |
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 128e 47 000 km² Négligeable |
| Population - Totale (2002) - Densité |
Classé 139e 2 094 176 hab. 45 hab./km² |
| Indépendance - Date |
De l'Inde 8 août 1949 |
| Gentilé | Bhoutanais |
| Monnaie | Ngultrum (BTN) |
| Fuseau horaire | UTC +6 |
| Hymne national | Druk tsendhen |
| Domaine internet | .bt |
| Indicatif téléphonique |
+975 |
Introduction
Le Bhoutan est un petit pays d’Asie du Sud. Il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde et la Chine (Région autonome du Tibet), sans accès à la mer.
Le nom local du pays, « Brug-yul » (souvent transcrit Druk Yul), signifie la « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen, « terre du dragon tonnerre », le son du tonnerre étant interprété par les bhoutanais comme les grognements de dragons.
L'une des particularités du Bhoutan est sa poursuite du bonheur à travers l'amélioration de son BNB (« Bonheur National Brut »). Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan y a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice se base sur quatre facteurs : la croissance et le développement économique; la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ; la sauvegarde de l'environnement et la promotion du développement durable et la bonne gouvernance responsable.
Parmi les décisions les plus spectaculaires, on peut citer l'interdiction de fumer.
Instauré en 1972, le BNB a petit à petit fait son chemin dans la communauté internationale, et donne lieu aujourd’hui à des colloques à travers le monde. Le Bhoutan est le dernier pays du monde à avoir reçu la télévision : c'était en 1999 !
Géographie
Le Bhoutan se situe sur le flanc méridional de l'Himalaya, au sud-est de ce massif. Le pays a une superficie de 46 500 km², à peu près équivalente à celle de la Suisse. Il mesure environ 300 kilomètres dans sa plus grande longueur Est-ouest, et seulement 170 kilomètres dans le sens Nord-Sud. Il possède 1 075 kilomètres de frontières terrestres avec ses voisins : Chine 470 km, Inde 605 km. Le Bhoutan est divisé en 20 dzongkhag (districts).
Très montagneuse, la bordure sud du pays est constituée par la plaine du Gange et du Brahmapoutre (altitude minimale : 97 m) tandis que sa bordure nord est délimitée par la ligne de crête de l'Himalaya (altitude maximale : Kula Kangri 7 554 m, ou Gangkhar Puensum 7 570 m).
Le réseau hydrographique est constitué de nombreux torrents naissant dans les montagnes et s'écoulant vers le sud. Les vallées, bien que fertiles, sont soumises à l'érosion et ne permettent que peu d'agriculture, d'autant plus que les deux tiers du pays sont boisés.
Les risques naturels sont inhérents au relief du pays : inondations, glissements de terrain, avalanches, orages violents, tremblements de terre...
On passe rapidement d'une forêt tropicale à des sommets les plus hauts du monde sur une très courte distance. Culturellement, on ne dit pas « Bonjour » mais « Est-ce que vous allez en haut ? » car les déplacements, vu la géographie, se font plus verticalement qu'horizontalement. Le climat est soumis aux cycles de la mousson.
Les Ressources naturelles du pays sont : le bois de construction l’hydroélectricité, le gypse, et le carbonate de calcium
Population
Selon une estimation du CIA World Factbook, la population en 2006 serait de 2 279 723 habitants. Mais le gouvernement ne recense que 810 000 Bhoutanais. Ceci provient du fait que 40% de la population vivant au Bhoutan est constituée de réfugiés népalais fuyant leur pays pour des raisons principalement politiques (dictature et guérilla maoïste). La densité de la population s’élève à 48,5 hab. /km2. La part de la population urbaine du pays est de 9 %
Le taux de natalité s’élève à 33,65‰, contre 12,70‰ pour le taux de mortalité.
Economie
L'économie du Bhoutan, une des plus faibles et des moins développées au monde, est basée sur l'agriculture et la sylviculture, qui fournissent un moyen de subsistance à plus de 90% de la population.
L'agriculture est en grande partie vivrière et pratique l'élevage. Les montagnes dominent le territoire et rendent la construction de routes et de toute autre infrastructure difficile et chère. L'économie est étroitement alignée avec celle de l'Inde par de forts liens commerciaux et monétaires et dépend fortement de l'aide financière de l'Inde. Le secteur industriel est technologiquement très en retard et la plupart des productions provient d'ateliers familiaux.
La plupart des projets de développement, tels que la construction de routes, est tributaire de la main-d'œuvre saisonnière indienne. Le potentiel de production hydro-électrique et son activité touristique sont les ressources principales du pays.
Les programmes de modèles sociaux, d'éducation, et d'environnement en cours se font avec l'appui d'organismes multilatéraux de développement. Chaque programme économique doit tenir compte de la politique gouvernementale de protection de l'environnement et des traditions culturelles du pays.
Les contrôles poussés et les politiques incertaines dans les domaines de l'industrie, du commerce, du travail et des finances constituent une entrave à l'investissement étranger.
Histoire
L'origine du Bhoutan et son histoire ancienne restent encore inconnues. Les découvertes archéologiques suggèrent que les vallées du Bhoutan sont peuplées depuis plusieurs millénaires. Les Bhoutanais sont proches des Tibétains au nord, avec qui ils partagent des particularités physiques, linguistiques et culturelles. Cela semble indiquer qu'une migration significative de Tibétains venus par les cols des montagnes himalayennes en des temps inconnus est à la base de la population actuelle.
Au VIIIe siècle, le gourou indien Padmasambhava arrive au Bhoutan. Il apporte le bouddhisme et fonde de nombreux temples et monastères, notamment le célèbre monastère de Taktshang construit au sommet d'une falaise surplombant la vallée de Paro et Kurjey Lhakhang au Bumthang. Le pays subit de nombreuses invasions du XIe au XVIe siècle, notamment de la part des Tibétains et des Mongols.
Jusqu'au début du XVIIe siècle, le Bhoutan n'est qu'une mosaïque de fiefs guerriers mineurs. Il est alors unifié par le lama tibétain et chef guerrier Shabdrung Ngawang Namgyal en 1616. Il initie un programme de fortification et de renforcement militaires, supervisant la construction de dzongs impressionnants ou de forteresses comme le dzong de Simtokha qui garde l'entrée de la vallée de Thimphu. C'est un chef visionnaire qui utilise les symboles culturels et la force militaire pour forger une identité nationale bhoutanaise, comme l'initiation d'un grand nombre de danses sacrées exécutées lors des festivités annuelles de Tsechu.
Le Shabdrung institue un système de gouvernement double qui partage le contrôle du pays entre un chef spirituel (le Je Khempo) et un chef administratif (le Desi Druk). Ce système existe actuellement sous une forme modifiée.
Le pays, historiquement proche du Tibet au nord, est placée sous l'emprise britannique de l'Inde durant le XIXe siècle et un protectorat est établi en 1910. Les Britanniques s'occupent des relations étrangères mais se restreignent à interférer dans les affaires internes.
La monarchie actuelle a été établie en 1907 sous l’influence britannique. L'indépendance du pays a été obtenue le 8 août 1949, consécutivement l'Inde guide les relations extérieures et fournit de l'aide.
Le quatrième roi a depuis montré une grande capacité à guider son pays vers la modernité du XXIe siècle tout en préservant une culture bhoutanaise caractéristique dont les racines remontent au XVIIe siècle. Le pays est néanmoins confronté à de nombreux problèmes, dont la montée de groupes rebelles étrangers qui logent sur son territoire et la question des réfugiés népalais.
Plusieurs groupes de rebelles, cherchant à créer un État assamais indépendant au nord-est de l'Inde, ont en effet établi leurs bases dans les forêts du sud du Bhoutan depuis lesquelles ils lancent des attaques trans-frontalières sur des cibles en Assam (état voisin du Bhoutan). Le plus important groupe de rebelles est le FULA (ou front uni de libération d'Asom). Des négociations ayant pour but la suppression pacifique de ces bases ont échoué au printemps 2003. Le Bhoutan est confronté à la perspective de devoir renforcer son armée symbolique pour obtenir l'expulsion des rebelles, ou risquer de donner un prétexte à l'Inde pour annexer le Bhoutan comme le 29ème État de l'Inde.
De plus, en 1988, on signale que le Bhoutan a expulsé plus de 100 000 résidents de langue népalaise des districts du sud du Bhoutan, créant une large communauté de réfugiés actuellement retenus dans sept camps temporaires de réfugiés des Nations unies au Népal et au Sikkim. Leur nombre reste difficile à établir, beaucoup étant en possession de faux papiers. Après plusieurs années de négociation entre le Népal et le Bhoutan, ce dernier accepte en 2000 le principe du retour d'une certaine classe de réfugiés. Toutefois aucun d'eux n'y a encore été autorisé. On signale actuellement une agitation significative dans ces camps, particulièrement depuis que les Nations unies ont mis un terme à de nombreux programmes d'éducation et d'assistance dans le but de forcer le Bhoutan et le Népal à s'entendre sur la question
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