| Langues officielles | Allemand |
| Capitale | Berlin 52° 31' N, 13° 25' E |
| Plus grande ville | Berlin |
| Gouvernement - Président fédéral - Chancelier fédéral | République fédérale Horst Köhler Angela Merkel |
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 63e 357 027 km² 2,18% |
| Population - Totale (2006) - Densité | Classé 13e 82 531 671 hab. 231 hab./km² |
| Indépendance - Unification - Création RFA - Création RDA - Réunification | Traité de Verdun (843) 18 janvier 1871 23 mai 1949 7 octobre 1949 3 octobre 1990 |
| Gentilé | Allemand, allemande |
| Monnaie | Euro (EUR) |
| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) |
| Hymne national | 3e couplet de Das Lied der Deutschen |
| Domaine internet | .de |
| Indicatif téléphonique | + 49 |
Histoire
Même si l’allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, l’État allemand proprement dit ne fut créé qu’en 1871 lorsque la Confédération de l’Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurtemberg et Bavière) s’unirent au sein de l’Empire allemand.
L’Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe au début du XXe, s’engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l’Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s’orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d’un côté comme de l’autre. Elle prit fin en 1918, et l’empereur allemand, Kaiser Wilhelm le deuxième, du abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l’Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d’Adolf Hitler d’accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l’État allemand. En 1935, l’Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939.
L’Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l’Europe, de l’URSS, de l’Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l’URSS qui écrasèrent finalement les armées de l’Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicida.
Dévastée par la guerre, l’Allemagne et Berlin furent divisées en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueur (y compris la France). L’Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est. Les territoires plus à l’est furent intégrés à la Pologne et à l’URSS.
L’Allemagne de l’Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l’Allemagne de l’Est. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence demeure aujourd’hui et l’Est reste plus pauvre que l’Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d’importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d’en faire une nation politiquement incontournable au sein de l’Union européenne.